Loire_Responsable
REPORTAGE

La Vallée de la Loire, un vignoble responsable !

Pierrick Jegu Par Pierrick Jegu, Rédacteur 03.11.2020
Dans cet article
Vouvray AOP on bleu blackground

Appellation d’origine protégée Vouvray
Vins et Spiritueux
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Saumur

L’Appellation d’origine protégée Saumur
Vins et Spiritueux
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Touraine

Appellation d’origine protégée Touraine
Vins et Spiritueux
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Anjou bottle on pink background

Les vins d’appellation d’origine protégée Anjou
Vins et Spiritueux
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Crémant de Loire on yellow background

L’appellation d’origine protégée Crémant de Loire
Vins et Spiritueux
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Cabernet_Anjou

Les vins d’appellation d’origine protégée Cabernet d’Anjou
Vins et Spiritueux
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Coteaux du Layon

Appellation d’origine protégée Coteaux du Layon
Vins et Spiritueux
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Chinon on purple background

L’appellation d’origine protégée Chinon
Vins et Spiritueux
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Muscadet

Appellation d’origine protégée Muscadet
Vins et Spiritueux
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Parmi les grandes régions viticoles françaises, la Loire est assurément l’une des plus pertinentes sur les questions durables et écologiques. Visites.

Dans son histoire, le vignoble français a été traversé par des crises, des rebonds, des désastres liés aux maladies comme le phylloxéra à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, ou encore des évolutions techniques… Les années 70, 80 voire 90 ont vu, elles, l’avènement d’une viticulture nourrie par un attirail de produits phytosanitaires, œnologiques et d’outils technologiques. Certes, ils apportaient un confort de travail mais, au tournant des années 2000, les effets néfastes de certains sur les sols, le terroir, l’environnement et les hommes ont commencé à se faire sentir.

Le développement de pratiques plus respectueuses

Cette viticulture existe toujours, mais d’autres pratiques, plus vertueuses, sont apparues et ne cessent de faire de nouveaux adeptes dans la famille vigneronne. En fonction du niveau d’exigence et de l’esprit de leurs cahiers des charges respectifs, elles portent les noms de lutte raisonnée, HVE (Haute Valeur Environnementale), bio, biodynamie, ou encore « nature ». Le bio, par exemple, encore minoritaire dans le vignoble hexagonal, suit pourtant une courbe exponentielle depuis de nombreuses années. En 2015, 9 % de ses surfaces étaient cultivées en bio. En 2019, ce chiffre grimpe à 14 % en France, tout comme dans la Vallée de la Loire. Là, le nombre de domaines en bio s’est hissé de 417 en 2011 à 736 en 2019. Convictions de toujours pour certains ou prise de conscience décalée pour d’autres, l’idée d’une viticulture « propre » » fait son chemin.

Thierry Germain Chais
  • Crédits photos : ©Louis-Laurent Grandadam

    L’œuvre des pionniers

    Pour en arriver là, il a bien fallu que des premiers de cordée montrent la direction à prendre. Et contrairement à d’autres grandes régions viticoles françaises, la Vallée de la Loire a été très pionnière. Des figures ligériennes ont incarné et incarnent encore une autre façon de faire du vin, écologique, respectueuse de la terre et du raisin. Dans leur sillage se sont inscrites les jeunes générations, attirées notamment par le prix très raisonnable du foncier dans certains secteurs comme l’Anjou. Dans toutes les appellations de la région, des vignerons joignent le beau geste à un discours passionnant… Du côté du Muscadet par exemple, il suffit de se promener dans les parcelles de Joseph Landron ou Jérôme Bretaudeau, pour prendre la mesure de leur engament : les vignes sont belles, les sols vivants, la biodiversité très riche ! Idem dans le Saumurois où Thierry Germain, au domaine des Roches Neuves, est en bio depuis 2000 et biodynamie depuis 2004. Ceux-là et bien d’autres désormais cultivent une relation intime avec leurs terroirs. La bonne nouvelle ? Cette viticulture responsable n’est plus le monopole d’un cercle restreint de « petits » producteurs. De grandes propriétés s’y mettent, comme le Château de Fesles, à Thouarcé, dans le Maine-et-Loire. En visite dans les vignes de cette belle exploitation posée sur l’un des points culminants de l’Anjou, Gilles Bigot, le Monsieur Production de ce domaine certifié HVE et en conversion bio, explique que « le marché est d’ailleurs de plus en plus demandeur de vins labellisés bio ».

    Jerome Bretaudeau
  • Crédits photos : ©Louis-Laurent Grandadam

    L’avenir ? Des signaux au vert !

    Le mouvement est en marche. Le bio continue de gagner du terrain. Porteuse de thématiques comme la préservation de la biodiversité ou la stratégie phytosanitaire, la certification HVE, soutenue par les pouvoirs publics, a le vent en poupe auprès des vignerons. Et les établissements de formation à la viticulture intègrent désormais de façon très claire à leur cursus une nécessaire dimension écologique. Dans la Vallée de la Loire, les lycées agricole d’Amboise ou de Montreuil-Bellay ont d’ailleurs été précurseurs sur ces questions… L’heureuse promesse de voir de plus en plus de producteurs habités par une vision durable de la viticulture.

    Jerome_Bretonneau_Cuves
  • Crédits photos : ©Louis-Laurent Grandadam

    Wirsing auf orangem Hintergrund
    Chou de Savoie
    Creme fraiche in a bowl
    Crème fraîche AOP
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