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Le repas gastronomique « à la française »

Jérôme Berger Par Jérôme Berger, Rédacteur 03.09.2021
Duck breast plate
Dans cet article
Butter

Beurre AOP Charentes-Poitou

Produits laitiers
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Cabernet_Anjou

AOP Cabernet d’Anjou

Vins et Spiritueux
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Camembert Cheese on green background

Le camembert de Normandie AOP

Produits laitiers
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Champagne

Champagne

Vins et Spiritueux
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Sarrasin

Farine de blé noir de Bretagne® IGP

Céréales
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French Tomatoes

Tomates françaises

Fruits & Légumes
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A slice of Roquefort cheese

Roquefort AOP

Produits laitiers
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Corbieres

Corbières AOC

Vins et Spiritueux
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Kiwi

Le kiwi de l’Adour

Fruits & Légumes
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Chinon on purple background

AOP Chinon

Vins et Spiritueux
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Montbeliard Sausage

Saucisse de Montbéliard IGP

Produits carnés
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Brie

Brie de Meaux AOP

Produits laitiers
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Huitres

Huitres de Marennes-Oléron IGP

Fruits de mer
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Gewurzstraminer

AOC Alsace Gewurztraminer

Vins et Spiritueux
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Truffe

Truffe noire du Périgord

Fruits & Légumes
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10 ans ! Cela fait 10 repas de Noël, de Saint-Valentin, de 14 juillet, sans parler des mariages, anniversaires et autres occasions de festoyer, que le repas gastronomique des Français est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, placé sous l’égide de l’Unesco. Voilà qui méritait bien un petit tour de table, non ? 

Une célébration 

Le 16 novembre 2010, l’Unesco tranche : le repas festif « à la française » mérite de figurer en bonne place au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Il ne s’agit pas là de porter aux nues la gastronomie de l’Hexagone mais plutôt de célébrer une pratique sociale et tous ses atours. Au-delà de la nourriture elle-même, ce sont donc « le fait de bien être ensemble, le plaisir du goût, l’harmonie entre l’être humain et les productions de la nature » que retient l’agence onusienne. De manière plus pragmatique, elle met l’accent sur quelques composantes essentielles de ces moments de table : « le choix attentif des mets parmi un corpus de recettes qui ne cesse de s’enrichir ; l’achat de bons produits, de préférence locaux, dont les saveurs s’accordent bien ensemble ; le mariage entre mets et vins ; la décoration de la table ; et une gestuelle spécifique pendant la dégustation (humer et goûter ce qui est servi à table) ». Le tout, selon un schéma bien arrêté, allant de l’apéritif au digestif en passant par une entrée, du poisson et/ou de la viande avec des légumes, du fromage et un dessert… 

Friends sitting in a table
  • ©Millann

    Des usages bien ancrés 

    Un peu plus de dix ans plus tard, la mondialisation de l’assiette et la déferlante street food n’y ont rien fait. À l’heure de passer à table, toutes classes sociales confondues, les Françaises et les Français continuent de s’appliquer. En 2017, selon une étude de l’OCDE, ils consacraient, par jour, 2h11 de leur temps à manger et à boire, contre près d’1h30 en Allemagne, en Chine, au Japon, 1h18 en Angleterre, 1h01 aux États-Unis… À 12h30 précise, plus de 50% de l’Hexagone s’attable ! Rarement seul(e) qui plus est. Idem le soir. Et que dire du retour en grâce des cuisines populaires et bourgeoises ! Il remet au goût du jour les plats qui ont bercé les repas de famille d’antan : pâté croûte, bisque de homard, turbot meunière, veau aux morilles, clafoutis aux cerises, nougat glacé… Sans parler de la Covid et de ses contreparties positives. Dans un souci de responsabilité partagée, jamais les productions locales n’ont à ce point eu le vent en poupe ! Autant dire que le repas gastronomique des Français a de beaux jours devant lui. De quoi voir la vie en rose langoustine sur une nappe vichy, s’il vous plaît. Et si nous fêtions cela ? À table ! 

    Chou de Savoie
    Chou de Savoie
    Crème fraîche AOP
    Crème fraîche AOP